Premiers pas (trébuchants) en suède

Bah ça y est, j’y suis, Suédoise pour un an !

Le premier jour, j’ai découvert la maison des gens chez qui je vais habiter : une baraque immense dans une banlieue résidentielle qui ressemble à une forêt, vue de folie sur la mer, 4 salons différents (été, hiver, lecture et télé) avec l’impression de traverser le catalogue Ikea. Chambres immenses, balcons individuels, trampoline géant dans le jardin et clapier de luxe pour les deux lapins.

Après, j’ai vu ma chambre.

C’est au sous-sol, après un escalier casse-gueule, ça sent la cave à champignons, le taux d’humidité avoisine les 90% pour une température de 12°C(alors qu’il fait 30 dehors), et ça leur sert un peu de débarras.

Un lit, une commode aux tiroirs pleins de bordel (pardon), une autre commode pleine de réserve de literie, une armoire pleine de petit électroménager qu’ils n’utilisent plus, ni table ni chaise, et moi au milieu avec un gros coup de blues.

Tu veux te faire une idée un peu plus précise de mon nouveau monde, ami lecteur ? Voilà.

P1090286

Ca fait un peu cellule de carmélite, non ? Ou bien on peut dire que c’est la Prawn-cave, dans laquelle on peut se métamorphoser en jeune fille au pair parfaite.

Derrière les canalisations qu’on voit là, à 20 cm de ma tête quand je dors, il y a des fils électriques dénudés qui dépassent. On va dire que j’y touche pas, d’accord ?

Bon, ils ont quand même fait un effort sur la déco : une plante artificielle (parce que rien de vivant ne peut subsister là), des rideaux tout moches, un cadre avec une peinture qui représente le plus beau bouquet de fleur qui existe (ironie) et un gros coquillage kitsch.

A ma disposition : la douche qui est dans la buanderie. Aucun crochet pour ses fringues ou sa serviettes, mais c’est pas grave, car je suppose que comme moi, ami lecteur, tu adores entasser tes affaires par terre sur le sol humide. Pas de miroir, mais c’est pas grave, parce que je suppose que comme moi, amie lectrice, tu excelles dans la pose de mascara sans reflet. Pas de verrou à la porte, non plus, tiens.

En fait, le plis marrant, c’est le contraste entre leur partie de la maison, classe, chaleureuse, fonctionnelle, et la Prawn-cave glauque et triste, pas faite pour accueillir une étudiante fraichement arrachée à l’affection familiale.

Ah, j’oubliais, les fenêtres de ma cellule, au nombre de deux (!) sont petites, sales et donnent sur leur coin à bricolage-débarras, plein de bout de bois et de saletés. On voit pas du tout la mer.

Et comme toute la famille était en weekend, la maison était vide les quatre premiers jours, sans téléphone ni internet, et toute paumée. Tellement rassurant. 

Alors très vite je me suis dit que pleurnicher ne servait à rien, et j’ai couru chez Ikea, pour acheter une housse de couette rouge, une serviette orange etc. Le but, c’est pas de faire dans le bon goût mais d’éviter de me tirer une balle, voyez-vous ?

Pour les murs, je pense tendre des ficelles entre les canalisations (c’est bien, y en a beaucoup) et accrocher des images dessus. Plein d’images joyeuses.

Alors, ami lecteur, si tu veux participer à l’opération « Transformons la cellule de moine en Prawn-palais et empêchons son habitante de déprimer », je serais ravie de te donner mon adressepour recevoir de chouettes cartes postales, images ou photos diverses mais toujours pleines d’amour !

Oh, et parce que ses pages sont destinées à renaître et qu’il s’agit avant tout d’un bliog de cuisine, voilà ma première rencontre avec la gastronomie suédoise : des pâtes à la bolognaises surgelées, parce que c’est pas cher.

P1090290



Lire l'article complet  sur  Les bonheurs de prawn



Rechercher une recette de cuisine avec Google


Google
 

Contact | Livres de recette | Cadeau Cuisine | Ustensiles de cuisine | Partenaires